lundi 21 janvier 2013

Kangaroo Island


Jeudi 17 janvier, nous prenons la route vers Cape Jervis, point de départ vers Kangaroo Island. Cela fait des mois maintenant que j'attend ce moment. Avant même d'arriver en Australie, je rêvais déjà de partir découvrir ce petit coin de paradis. Riche de part sa faune et sa flore, Kangaroo Island a su conserver sa beauté naturelle. Cette île de seulement 4,400 habitants mesure 145 km de long pour une largeur variant de 900 mètres à 50 km.

Nous embarquons sur le ferry de 16h00. La traversée ne dure que 45 minutes. Malgré cette proximité, l'île reste financièrement très coûteuse  il faut en effet compter 188$ pour un aller incluant 2 passagers et un véhicule. Une fois débarqué sur Kangaroo Island, nous découvrons une mer d'un bleu magnifique. Nous décidons de profiter de la plage avant de nous diriger à notre aire de repos pour la nuit. 



Nous nous arrêtons à Baudin Beach qui doit son nom à Nicolas Baudin, explorateur français qui a découvert l'île à la fin du 18ème siècle. Voilà pourquoi nous retrouvons beaucoup de noms à consonance française sur Kangaroo island. La plage est petite mais suffisante pour se baigner. L'eau en revanche est fraîche avec quelques courants chauds. Nous ne resterons pas longtemps mais assez pour admirer la transparence de l'eau sous nos pieds.


Nous nous dirigeons ensuite à Parndana. Cette ville, en plein coeur de l'île permet de relier les grands axes de Kangaroo Island. C'est également le seul endroit qui propose une aire de camping gratuite. Cette portion appartient à l’hôtel qui offre des douches pour 3$. L'accueil y est très sympathique. C'est ici que nous passerons nos 3 nuits sur l'île.

Le lendemain, nous avions prévu d'aller visiter la ferme de Paul's Place. Je ne vous cacherai que c'est en grande partie pour cette activité que je voulais me rendre à kangaroo Island. C'est dans un joyeux bordel légèrement désorganisé mais au combien plaisant que nous passons notre après midi, au milieu des kangourous, koalas, émeus et bien d'autres animaux encore. 

Le tour commence à 12h00. Paul, la cinquantaine dont nous pensons être originaire d'écosse, arrive vers 12h10. C'est avec entrain qu'il nous invite tous à rentrer dans sa ferme. Nous arrivons alors dans un 1er espace. Agréablement surpris, nous nous retrouvons au milieu d'une dizaine de kangourous ! Quel plaisir de pouvoir les approcher d'aussi près. Ce qui est certain, c'est que nos amis les wallabys ont le sens de l'hospitalité, enfin si vous avez quelques graines dans vos mains. 

Paul me donne un kangourou dans les bras. Je ne sais pas combien l'animal pesait mais je peux vous dire que je ne l'aurai pas porter très longtemps. Puis nous leur donnons à manger,  quelle sensation amusante. Ils viennent nous agripper la main avec leurs 2 petites pattes.





Nous avançons dans un 2ème espace suivis toujours par nos fidèles compagnons. Là nous retrouvons des émeus. Il est tout de suite moins attendrissant de donner à manger à ces volatiles qui n'hésitent pas à foncer sur nous pour piquer nos graines.

Et puis nous continuons la visite de la ferme et arrivons à l'habitat des koalas. Je suis certainement la plus excitée de tous les enfants présents ce jour-là. Après avoir pris dans nos bras un adorable bébé possum  le moment que j'attend depuis si longtemps est enfin arrivé : Paul tend vers moi le koala. Il est magnifique ! Je sens ses petites griffes sur ma peau mais peu m'importe, je tiens dans mes bras le plus beau de tous les animaux. On aurait envie de le câliner pendant des heures mais ce moment ne dure que quelques minutes et déjà je dois le rendre à son propriétaire. Puis c'est au tour de David. Lui qui ne tenait pas particulièrement à vivre l'expérience se laisse séduire par l'animal. 





Paul prend alors David par le bras et le place contre la haie. C'est alors que nous voyons surgir la tête de 3 émeus. Paul déverse des poignées entières de graines sur le crâne de David et nous voyons les 3 volatiles picorer à coeur joie ! (vidéo à l'appui)

La femme de Paul arrive et nous présente un petit joey (bébé kangourou) de 8 mois, craquant ! Paul poursuit son tour et nous fait entrer dans sa volière où nous découvrons des oiseaux très à l'aise avec l'homme ! Puis, c'est au tour des reptiles de rentrer en scènes. Après avoir pris dans nos mains de mignons petits varans, Paul nous enroule autour de notre cou, un énorme serpent. L'animal semble sans danger et pourtant j'avoue que me retrouver étouffer par ce reptile me traverse quelque peu l'esprit. 






Enfin, nous terminons ce tour par la tonte des moutons. Après avoir tondu l'animal de manière impeccable, Paul place la pelote de laine sur ma tête ! 


Nous avons vécu une expérience incroyable et authentique  !

Nous terminons la journée à Stokes Bay. Après une courte et agréable marche à l'intérieur des rochers, nous accédons à la plage. Ici se trouve une piscine naturelle, les couleurs de l'eau sont magnifiques mais il fait un peu trop froid pour envisager une baignade. En revanche, c'est les pieds dans l'eau que nous partons explorer les rochers aux allures de grottes. C'est très joli à voir.



Samedi 19 janvier, nous partons visiter le sud de l'île. Nous commençons notre journée au Flinders Chase National Park. Nous nous dirigeons en premier au Cape de Couedic où se trouve la fabuleuse Admirals Arch. Nous découvrons alors un superbe panorama sur l'océan. Les vagues viennent se frapper sur les parois rocheuses. Le sentier menant jusqu'au très joli rocher en forme d'arche,  nous offre de magnifiques points de vue pour observer les otaries de Nouvelles Zélande. Je ne pensais pas en voir autant. Tandis que certains font la sieste sur les rochers, d'autres sont en train de pêcher le poisson dans l'eau. On aimerait passer la journée à les contempler mais nous avons un programme.





Nous partons ensuite voir les fameuses Remarkables Rocks, un ensemble de blocs de granit sculptés par l'érosion où l'on découvre un énorme dôme plongeant dans l’océan  C'est à la fois vertigineux et splendide. 




Nous quittons le parc pour se diriger vers Little Sahara, des dunes de sables blancs à perte de vue, un vrai dépaysement. Puis nous marquons un dernier arrêt à Bales Bay dans l'espoir d'apercevoir un lion de mer. A défaut de voir l'animal qui a fait la réputation de l'île, nous aurons droit à un très joli panorama sur l'océan.



Kangaroo Island aura tenu toutes ses promesses et nous aura offert de magnifiques paysages sauvages. Nous aurons eu la chance de profiter de la faune australienne dans son milieu naturelle.



South Australia, la route des vins


Nous quittons le Northern Territory pour le South Australia, territoire d'Australie réputé pour ses vignobles et son vin de très grande qualité.

Nous faisons un 1er arrêt à Coober Pedy, une petite ville du bush, connue essentiellement pour ses mines d’opales  Après avoir suivi l'émission "J'irai dormir chez vous en Australie", nous avions quelques réticences à nous retrouver dans cette ville. En effet, l’expérience de Antoine De Maximy, n'incite pas au tourisme dans ce coin de l'Australie.

Au 1er abord, la ville parait charmante avec son église et ses habitations en troglodytes  Puis un panneau nous apprend que de nombreux tournages de films ont eu lieu ici comme Mad Max, car la ville offre de jolis décors désertiques. Mais voilà nous avons commis une erreur, nous sommes rentrés dans le supermarché de la seule rue principale de Coober Pedy pour nous acheter du pain de mie. C'est alors que nous avons croisé des individus étranges, parlant une langue inconnue, avec un manque d'hygiène certain. Nous ne resterons pas plus longtemps ici et reprenons bien vite notre route.



Nous quittons les terres pour nous rapprocher des côtes. Nous passons Port Augusta, une agréable ville portuaire avant de prendre la route des vins, et d'y découvrir les 3 régions viticoles aux alentours d'Adelaide : Clare Valley, Barossa Valley et Adelaide Hills.





Clare Valley offre 30 km de sentiers au milieu de différents vignobles. Ici, nous trouvons des vins riesling de grande qualité. Nous avons testé pour vous. Bon d'accord, on a testé un peu pour nous aussi ! Nous avons profité d'une dégustation gratuite au Domaine Sevenhill Cellars, un lieu verdoyant tenu par des jésuites. Et évidemment  nous ne sommes pas reparti les mains vides. Nous avons fait l'acquisition d'une bouteille de vin blanc, un semi-moelleux délicieux.




Barossa Valley offre également de jolis points de vue sur les vignobles et au hasard de notre route, David décide de s'arrêter au Domaine Illaparra, à Tanunda.  Son intuition est plutôt bonne puisque nous ressortirons avec une bouteille de vin de Merlot offert !




Adelaide Hills regorge elle aussi de petits coins magnifiques où il fait bon vivre. On retrouve beaucoup de paysages qui nous rappellent la France. On décide de s'arrêter à Handorf, une adorable petite ville à dominance germanique. On se laisse tenter par une dégustation de fromage chez Udder Delights Cheese Cellar, délicieux ! L'accueil est sympathique et nous décidons d'acheter une part de fromage, du bleu ; qui se mariera parfaitement avec un bon verre de vin rouge. Puis nous terminons notre visite par l'achat d'un assortiment de petits pots de confitures et de sauces à Beerenberg Farm. Si leur confiture est à s'en lécher les doigts, leur sauce n'a pas remporté le même succès. Il faut savoir qu'en Australie, ils ont la fâcheuse habitude de mettre du sucre dans toutes leurs sauces, très désagréable.



Notre visite du South Australia s'achève à Adelaide, la capitale du territoire. Elle fait partie des grandes villes de l'Australie. A l'image de ses environs, Adelaide est une charmante ville avec de grands boulevards et des espaces verts. Elle n'est pas sans rappeler l'urbanisme de Manhattan avec évidemment beaucoup moins d'habitants. 






lundi 14 janvier 2013

L'Outback australien


Samedi  5 janvier, nous reprenons la route direction Uluru. Nous disons au revoir aux côtes du Queensland avant de rentrer dans l’Outback. Nous faisons un 1er arrêt à Charters Towers, ville que nous avions tant appréciée lors de notre 1er passage. Cette fois encore, la ville nous séduit. C’est probablement la ville du bush que nous trouvons la plus agréable à vivre.

Nous quittons Charters pour rentrer dans l’Outback et emprunter des routes que nous ne connaissons pas. Nous traversons une multitude de petits villages perdus au milieu de milliers d’hectars. A 900 km des côtes, nous arrivons à Mount Isa. Cette ville de 23,550 habitants ne doit son existence qu’à son activité minière qui a fait la richesse de la ville. Nous profitons d’un point de vue qui surplombe la ville pour déjeuner. Nous découvrons alors une ville de taille conséquente avec le néant autour d’elle, tel le plateau d’un jeu de société dans lequel nous tournons en rond sans possibilité d’en sortir.


Nous continuons la route et arrivons après 200 km à la frontière du Northern Territory. Nous quittons définitivement le Queensland pour un territoire beaucoup plus aride. Le soleil cogne plus fort et les mouches semblent être le peuple dominant de cette région. La végétation est très différente ; broussaille et arbustes représentent le décor principal des routes que nous traversons. La couleur est majoritairement jaune paille. Nous avions décidé de faire un arrêt à Avon, 1er ville du territoire pour y passer la nuit mais nous changeons vite d'avis. Cette ville qui ressemble davantage a un lieu-dit est déserte et nous décidons de continuer notre route tant que le soleil n’est pas couché.




Nous traversons alors d’autres aires de repos dans des villes que même notre GPS ne connait pas, pour dire ! Nous trouvons enfin une aire de repos en bord de route. Il n’y a pas de toilette, ni d’eau potable. Nous avons le désert à perte de vue et toujours cette colonie de mouches qui nous suit. Nous nous sommes d’ailleurs équipés de filet à mouches à poser sur notre tête pour 8$. Certes, nous ne lancerons pas de mode avec cet accessoire mais nous serons libérés de ces mouches qui prennent un malin plaisir à venir se cogner contre toutes les parties de notre visage : les lèvres, le nez, les yeux et les oreilles. Alors pour ne pas en gober une ou virer fous, nous préférons mettre nos magnifiques filets sur la tête ! 


Et puis, les mouches finissent par s’en aller à la tombée de la nuit pour laisser la place aux papillons de nuit qui viennent par centaines se coller à la vitre de Mickie, et nous avons toujours ces milliers de fourmis sur le sol jour et nuit ! C’est ça la vie de nomade dans l’Outback.

Lundi 7 janvier, nous arrivons à Tennant Creek, ville de 3,500 habitants, dont 2,000 aborigènes. Malheureusement, nous découvrons un peuple aborigène déracinés et totalement désœuvrés qui errent dans les rues de la ville ou sont assis par petits groupes de 3 ou 4 sur les trottoirs, pieds nus. L'Histoire raconte que de 1909 à 1969, l’Australie aurait pris des enfants des tribus aborigènes pour les placer dans les orphelinats des grandes villes et ainsi les intégrer progressivement à la population australienne mais ce fut un échec et aujourd’hui, c’est avec un certain malaise que nous découvrons ce peuple délaissé, encore surnommé aujourd'hui "génération volée". Les australiens ne les ont pas intégrés, toutes les administrations sont tenus par des blancs et les boutiques sont toutes grillagées comme si elles étaient fermées. Trop loin de leur culture, ce peuple déraciné n’a pas non plus réussi à retourner auprès de leurs siens dans leur tribu initial. 



La température est montée à plus de 40 degrés, nous décidons de passer quelques heures à la bibliothèque pour y trouver un peu de fraîcheur avant de reprendre la route pour aller voir les devils marbles au coucher du soleil.

Les devils marbles (= les billes du diable) sont une collection gigantesque de rochers en granite arrondi. Elles ont été formées par des fusions de roches qui se sont refroidies et sont devenues des solides au dessus d'une couche sablonneuse. Pour le peuple aborigène, les devils marbles sont les oeufs du serpent arc en ciel. Nous avons eu beaucoup de plaisir à découvrir leur splendeur.





Le soir nous décidons de rester dormir au Caravan Park de Devils Marbles afin de profiter de la piscine ! Si jusque là, nous étions adeptes de aires de repos gratuites, je dois bien avouer que dans cette partie de l'Australie très aride en plein mois de janvier (mois le plus chaud de l'année), nous avons décidé de s'accorder un budget "camping" nécessaire à notre survie !

Mardi 8 janvier, nous reprenons la route et après 390 km, nous arrivons à Alice Springs. Cette ville de 21,622 habitants n'est pas très grande et pourtant nous la retrouvons toujours citée avec les autres grandes villes d'Australie. Alice Springs doit avant tout sa notoriété à Uluru. A seulement 462 km du grand rocher, la ville a tout misé sur le tourisme et l'art aborigène. Nous empruntons une des rues principales de la ville qui abrite plusieurs galeries d'art aborigènes tenues par des blancs tandis que les aborigènes eux-mêmes sont installés dans la rue et vendent leur création sous un soleil de plomb ; désolant !


Le soir, nous nous arrêtons à un roadhouse à 100 km d'Alice Springs, devenu très populaire grâce à l'un de ses occupants, Dinky, un dingo domestiqué ! Quand nous arrivons, nous découvrons un lieu laissé quelque peu à l'abandon. Les propriétaires, un couple septuagénaire d'origine anglaise montrent clairement leur attention de vendre leur commerce malgré leur gentillesse. L'homme est très fier de son animal et alors que David est en train de régler notre nuit, il me présente Dinky en me demandant de ne pas le toucher. Il me dit que Dinky est très célèbre. En effet, domestiqué un dingo est plutôt rare, d'autant que Dinky est connu pour ses talents musicaux. Apparemment  il chante et joue du piano avec son maître mais nous n'aurons pas la chance d'assister à un concert privé. J'apprend aussi que l'animal a déjà 13 ans !

Mercredi 9 janvier, nous quittons le roadhouse pour Kings Canyon mais au moment de partir, la femme nous informe que la route vers Kings Canyon est actuellement fermée en raison d'incendies qui se sont déclarés. Les températures atteignent 47 degrés et les vents sont brûlants ! Nous décidons alors de nous rendre directement à Uluru. La route qui nous amène  à Yulara, cette petite ville créée sur mesure pour accueillir les visiteurs, offre un décor désertique ! En chemin, nous découvrons le Mount Connor que certains confondent avec Uluru. A une trentaine de kilomètres de Yulara, nous apercevons enfin Uluru et déjà à cette distance, c'est impressionnant. Au milieu de plaines totalement désertes, apercevoir cette immense rocher nous soulève le coeur ! 

Nous arrivons dans la petite ville de Yulara qui n'est autre qu'un grand complexe touristique avec  des hôtels, des campings, un supermarché, la Poste, quelques boutiques, des bars et un poste de police. Nous réservons un emplacement pour 2 nuits au Ayers Rock Camping et la femme de la réception nous offre la 3ème nuit gratuite. Le camping est rempli au quart. Uluru est moins visité en été en raison des températures très élevées. C'est bientôt la fin de journée et nous avons très envie d'admirer le coucher de soleil sur Uluru alors nous partons en direction du Parc National à 4 km de Yulara. Après avoir payés l'entrée, 25$ par personne pour 3 jours, nous empruntons la route en direction du point de vue avec le majestueux Uluru face à nous !

Au point de vue réservé aux voitures seulement, les bus étant arrêtés à un autre point, nous entendons de nombreuses voix françaises  C'est la 1ère fois que nous nous retrouvons parmi autant de nos compatriotes. Après s'être revêtu de son plus belle habit du soir, Uluru nous offre un spectacle époustouflant. Le soleil qui se couche doucement sur lui, met en valeur toute sa beauté et fait ressortir ses plus belles couleurs orangées.


Le lendemain matin, nous nous levons très tôt pour admirer le levée du soleil sur Uluru à un autre point de vue du Parc, puis nous décidons de faire la balade qui fait le tour de ce grand monolithe. Nous avons pris 8 litres d'eau avec nous, on est jamais trop prudent ! Nous marchons sur plus de 10 km de sentier, nous permettant d'admirer toute la splendeur d'Uluru qui est en fait un inselberg (île montagne). Il s'élève à 348 mètres au dessus de la plaine. Seulement un tiers de sa surface est visible. Site sacré pour les aborigènes, certains parties d'Uluru ne doivent pas être photographiées car ils sont les lieux de cérémonies pour les Anangus qui ne veulent pas que l'on diffuse ces images au monde. On y découvre également des peintures rupestres d'une grande importance culturelle.




Nous terminons cette balade vers 11h30 et déjà le soleil cogne très fort. Nous rentrons alors au camping afin de nous rafraîchir dans la piscine. Le vent est si chaud qu'il nous brûle la peau, on enfile rapidement nos maillots de bain et c'est avec un plaisir presque jouissif que nous plongeons notre corps dans l'eau ! Nous y resterons jusqu'à ce que le soleil se couche et nous permette de revivre !

Vendredi 11 janvier, nous nous levons une fois de plus très tôt pour visiter Kata Tjuta, autre site sacré du Parc à une cinquantaine de km d'Uluru. Kata Tjuta qui veut dire "plusieurs têtes" en aborigène est très impressionnant. Nous ferons 2 balades à travers ces formations rocheuses nous offrant des panoramas magnifiques. Mais déjà la chaleur du soleil devient insoutenable. Nous retournons au centre culturel pour profiter de la fraîcheur du lieu et en apprendre davantage sur la culture des aborigènes. Il est très difficile, voir impossible de rentrer en contact avec eux malgré le fait qu'ils semblent vouloir nous apprendre des choses sur eux.  Un reportage sur leurs rituels est diffusé au centre. C'est le peuple le plus ancien au monde. La terre d'Uluru leur a été rendue en 1985, ils en sont donc propriétaires et louent leurs terres afin de rendre accessible Uluru à plus 400,000 visiteurs qui viennent voir le grand rocher chaque année. A la boutique souvenir, je me laisse tenter par l'acquisition d'une teinture représentant la cérémonie des mâles.



Samedi 12 janvier, nous quittons Yulara direction Kings Canyon. La route a été réouverte. Arrivés à quelques km du canyon, nous découvrons un paysage apocalyptique. Des dizaines d'hectars ont été brûlés. L'incendie s'est propagé jusqu'aux portes du camping. Celui-ci est fermé jusqu'au mercredi et nous apprenons à ma très grande déception que la Kings Canyon Rim Walk, la balade qui surplombe les canyons et que je voulais absolument faire est également  fermée en raison des très fortes chaleurs. En guise de consolation, nous nous rabattons sur le petite balade qui offre malgré tout, un très joli point de vue sur les Kings Canyon.




C'est sur ces dernières belles images que nous quittons le centre de l'Australie et ses grosses chaleurs que nous avons de plus en plus de mal à supporter. La route du Centre nous aura gâtés par sa faune. Nous aurons fait la rencontre d'animaux sauvages : plusieurs familles de varans, un kangourou des roches que David en reporter de l'extrême essaiera de suivre malgré la chaleur, des dromadaires sauvages et des vaches qui traverseront la route juste devant Mickie, nous faisant monter le palpitant à 100, des chevaux, des émeus ou encore des aigles sur le bord de la route. Et puis, ce sera aussi pour nous l'occasion d'assister un phénomène très étrange qui consiste à laisser se désagréger des carcasses de voitures tout au long de la route !





dimanche 6 janvier 2013

La Grande Barrière de Corail


Nous avons quitté Brisbane et nous dirigeons vers Uluru par les routes du Queensland que nous connaissons bien maintenant. Si nous avons fait le choix de prendre une route que nous avions déjà faite, c’est pour nous donner l’occasion de repasser par Airlie Beach, point d’accès à La Grande Barrière de Corail.

Ca me tenait à cœur de voir cette incroyable merveille de la nature et nous ne l’avions pas vu lors de notre 1er passage à Airlie Beach. David avait alors réservé un vol au-dessus de la Grande Barrière pour le vendredi 4 janvier : c’est mon cadeau d’anniversaire !

Nous arrivons à Airlie Beach la veille et pour ne pas revivre une nuit « hors la loi » comme la dernière fois, nous décidons de payer un emplacement dans un camping de la ville. Le lendemain, c’est avec excitation et impatience que je presse David pour nous rendre au petit aérodrome de Shute Harbour.

Notre vol est prévu à 12h15. Nous arrivons à 11h40. Nous nous dirigeons au comptoir de GSL Aviation pour nous annoncer. L’endroit est apaisant, il y a des photos de La Grande Barrière sur les murs, un écran qui défile des images en boucle. On aperçoit notre petit avion dehors. L’excitation monte ! Le pilote s’avance vers nous, c’est parti ! On est 6 à embarquer dans ce petit coucou. Le pilote nous prend en photo devant l’appareil.


On monte, on met nos casques (le mien est cassé, évidemment ! Bon peut-être que mettre appuyée dessus en grimpant dans l’appareil ne l’a pas arrangé). Le pilote fait démarrer l’avion et on décolle en quelques minutes, c’est très rapide !


Et c’est parti pour une heure de vol pendant laquelle on va s’en prendre pleins les yeux ! Au programme : Long Island, Dent Island, Hamilton Island, Haslewood Island, Border island, Whitehaven Beach et Hill Hinet, La Grande Barrière de Corail avec Heart Reef, Bait Reef, Hardy Reef et Hook Reef, et enfin Hayman Island et Hook Island.

On commence par survoler plusieurs îles dont l’île d’Hamilton. A cette hauteur, c’est magnifique. Puis on se dirige vers la plage de Whitehaven que nous retrouvons vue du ciel. C’est incroyable ! On prend des photos par dizaines, je ne veux rien manquer, la rencontre du sable avec l'océan, c’est magique. On pénètre alors dans les nuages. Ils me font penser à de gros oreillers ultra doux dans lesquels j’aimerai alors me prélasser. Sorti des nuages, on voit se dessiner au loin le début de la Grande Barrière de Corail. Cette ligne entre l’océan et le début des récifs coralliens est d’une merveille sans nom. Ca y est, on survole la Grande Barrière, les couleurs sont incroyables ! On vient de passer le cœur. Nous sommes sans voix, c’est une des plus belles choses que j’ai vue dans ma vie !











Voilà, nous quittons la Grande Barrière et nous dirigeons vers la piste d’atterrissage. Je commençais à avoir un peu le mal de l’air, David aussi ! Mais quel spectacle magnifique ! Merci mon cœur pour ce superbe cadeau !